ALERTE INFO
Chargement des derniers articles...
LITE POLITIQUE
Chargement de la rubrique Politique...
LITE SOCIÉTÉ
Chargement de la rubrique Société...
LITE SANTÉ
Chargement de la rubrique Santé...
LITE ZOOM
Chargement de la rubrique Zoom...
LITE CULTURE
Chargement de la rubrique Culture...

Brazzaville le dimanche 4 Mars 2012, la République du Congo connait l'un des évènements les plus tragiques de son histoire.


Ce jour là, alors que les habitants de Mpila dans le 6è arrondissement Talangaï se livraient au repos du sabbat, un dépôt de munitions installé aux années 1960 dans le secteur pour raison d'une faible densité de la population à cette époque là cède au feu.


Ce matin-là, le quartier de Mpila, dans le 6ᵉ arrondissement Talangaï, se réveille sous un ciel paisible, ignorant encore qu’il va devenir le théâtre d’une tragédie nationale.

Il est un peu plus de 8 heures lorsque le drame se produit. Une première détonation secoue la terre, brisant le calme du sabbat. En quelques secondes, le ciel s’embrase : un dépôt de munitions de l’armée, installé dans les années 1960 au cœur du quartier, vient d’exploser.
Les habitants, pris de panique, sortent de leurs maisons sans comprendre ce qui se passe. Puis survient une seconde explosion, plus forte encore. Les vitres volent en éclats, les toitures s’effondrent, et un immense nuage de fumée s’élève au-dessus de la capitale.

Le quartier de Mpila, autrefois dense et animé, est transformé en champ de ruines. Des bâtiments entiers s’effondrent, des véhicules flambent, et des familles entières sont ensevelies sous les décombres.

Les secours, dépassés par l’ampleur du désastre, peinent à accéder au site. Pendant plusieurs heures, des explosions successives continuent de retentir, rendant toute intervention quasi impossible.

Les habitants parlent d’une “pluie de feu”, de morceaux de métal retombant du ciel, d’enfants perdus dans la panique. Les cris se mêlent aux sirènes, et la ville entière tremble.
“On croyait que la guerre avait recommencé”, racontera plus tard un survivant.

D’après les données du journal LE MONDE, le bilan humain est terrible : 282 morts, plus de 2 300 blessés dont 114 invalides, plus de 25 000 déplacés dont 17 000 sans-abri. Au moins 22 000 élèves avaient dû changer d’école à la suite de la destruction de leurs établissements. 

Une tragédie ressentie jusqu’à Kinshasa. 
La violence des explosions ne se limite pas à Mpila. À plusieurs kilomètres de là, dans les quartiers de Poto-Poto, Ouenzé ou Moungali, les vitres des maisons volent en éclats.

De l’autre côté du fleuve Congo, à Kinshasa en République démocratique du Congo, les habitants croient eux aussi à une attaque. Les ondes de choc traversent le fleuve et secouent les immeubles de la capitale voisine.

L’intensité des détonations est telle qu’on les entend jusqu’à Masina et Ndjili, à plus de 10 kilomètres de distance. Pendant près de 48 heures, jusqu’au 6 mars, le quartier de Mpila reste en proie à des explosions sporadiques. Les secours, appuyés par des équipes étrangères, s’activent sans relâche dans un décor apocalyptique.

Aux origines du drame

Le dépôt de munitions à l’origine du drame avait été installé dans les années 1960, à une époque où Mpila n’était qu’une zone faiblement peuplée. Mais au fil des décennies, la ville s’est étendue, et les habitations ont peu à peu encerclé ce site militaire. La cause directe de l’explosion, selon les enquêtes, serait un feu mal maîtrisé qui aurait atteint des stocks d’obus et de grenades. Une négligence fatale.

L’incident révèle au grand jour le manque de sécurité autour des installations militaires et l’absence de contrôle sur la gestion des munitions. Les autorités congolaises reconnaîtront plus tard la gravité de ces failles et promettront de ne plus jamais entreposer de matériel explosif à proximité des zones habitées.

Dans les jours qui suivent, le pays entier se plonge dans le deuil. Des corps sont retrouvés dans les ruines, d’autres sont portés disparus à jamais. Les funérailles collectives s’enchaînent, tandis que les secours continuent de fouiller les décombres.

Le gouvernement décrète plusieurs jours de deuil national. Des ONG, des pays amis et des organisations internationales apportent leur aide humanitaire.

Les rescapés sont relogés dans des camps d’urgence. Beaucoup ont tout perdu : maison, papiers, famille. “J’ai survécu, mais ma vie ne sera plus jamais la même”, confiera une mère de famille rencontrée dans un centre d’accueil à Talangaï.

Aujourd’hui encore, plus d’une décennie après le drame, les blessures de Mpila ne se sont pas totalement refermées. Le quartier a été en partie reconstruit, mais la mémoire des victimes reste vive.
Chaque 4 mars, des cérémonies commémoratives rappellent ce jour où Brazzaville a tremblé.


Média et agence de communication en ligne basé à Brazzaville en République du Congo, LiteTV traite divers sujets d’information nationale et internationale en toute modernité journalistique. Contacts: 05 662 91 06 / Contact.litetv@gmail.com