ALERTE INFO
Chargement des derniers articles...
LITE POLITIQUE
Chargement de la rubrique Politique...
LITE SOCIÉTÉ
Chargement de la rubrique Société...
LITE SANTÉ
Chargement de la rubrique Santé...
LITE ZOOM
Chargement de la rubrique Zoom...
LITE CULTURE
Chargement de la rubrique Culture...

Au Gabon, plusieurs citoyens contestent en justice la suspension des réseaux sociaux, qu’ils jugent abusive et illégale.


Plusieurs citoyens ont décidé de saisir la justice face à la suspension des réseaux sociaux continue de faire débat. Depuis le 17 février, la Haute autorité de la communication (HAC) a décidé de bloquer plusieurs plateformes, en disant que certains contenus menacent la stabilité du pays et la sécurité nationale.

Par: Eliezer Mambou  -  5 mars 2026 -  16:54

Illustration des réseaux sociaux suspendus dans l’ensemble du territoire. © t-oneline

L’opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze a déposé un recours en urgence devant le Tribunal de première instance de Libreville. 
Il demande la levée rapide de la suspension. Selon lui, la coupure générale des réseaux sociaux n’est pas justifiée par une base légale claire. Il estime que cette décision viole la liberté d’expression et le droit à l’information.

Quatre autres citoyens ont saisi la Cour constitutionnelle. Ils jugent la mesure « excessive » et « disproportionnée ». D’après eux, l’État aurait dû identifier et punir seulement les personnes qui publient des contenus illégaux, au lieu de bloquer l’accès.

Cette affaire soulève plusieurs questions importantes :
La HAC a-t-elle le droit de suspendre tous les réseaux sociaux ?
La mesure respecte-t-elle la Constitution ?
Est-il normal de bloquer tout le monde pour une durée indéterminée ?

Les plaignants rappellent qu’une restriction des libertés doit être nécessaire, justifiée et limitée dans le temps.

Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema.. © Présidence du Gabon

En même temps, le gouvernement prépare un projet d’ordonnance pour mieux encadrer l’usage des réseaux sociaux. Ce texte doit préciser comment réagir face aux contenus jugés dangereux pour l’ordre public.

Des discussions ont aussi lieu avec Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp, ainsi qu’avec TikTok, pour améliorer la régulation des contenus. La décision des juges est attendue. Elle pourrait préciser les limites du pouvoir de l’État en matière de régulation du numérique au Gabon.

Média et agence de communication en ligne basé à Brazzaville en République du Congo, LiteTV traite divers sujets d’information nationale et internationale en toute modernité journalistique. Contacts: 05 662 91 06 / Contact.litetv@gmail.com