Par: Eliezer Mambou
Depuis le week-end dernier, la capitale politique de la République du Congo, Brazzaville, traverse une grave pénurie de carburant qui perturbe fortement le quotidien des habitants. Dans cette capitale congolaise de près de deux millions d’habitants, les longues files de véhicules devant les stations-services sont devenues une scène presque permanente. Dès les premières heures de la matinée, automobilistes, chauffeurs de taxi et motocyclistes se lancent dans une véritable course au carburant, souvent sans garantie d’être servis.
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| Crédit photo: @ChristelDeMarieJournaliste / Facebook |
Dans plusieurs quartiers de la ville, certaines stations-services restent totalement à sec tandis que d’autres sont prises d’assaut par des centaines de conducteurs. Les files s’étendent parfois sur plusieurs centaines de mètres, les automobilistes disent passer plusieurs heures d’autres y passent la nuit dans l’attente d’un plein.
Cette situation affecte particulièrement les chauffeurs de taxi et les transporteurs privés, dont les revenus dépendent directement de leur mobilité. Beaucoup dénoncent une baisse considérable de leurs recettes quotidiennes. Certains conducteurs préfèrent désormais immobiliser leurs véhicules afin d’éviter de gaspiller le peu de carburant qu’il leur reste.
Les conséquences se font également ressentir dans les transports en commun. Les usagers peinent à trouver des bus ou des taxis disponibles, surtout aux heures de pointe. Dans plusieurs secteurs de la capitale, les tarifs des courses ont augmentés, passant de 150 FCFA à 200 FCFA en plein centre-ville et exagérés aux localités largement reculés comme Mayanga, Nganga Lingolo et ailleurs, aggravant davantage les difficultés des habitants déjà confrontés au coût élevé de la vie.
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Face aux inquiétudes grandissantes de la population, le gouvernement congolais a tenté de rassurer l’opinion publique. Les autorités expliquent que cette pénurie serait liée aux tensions internationales actuelles au Moyen-Orient, une région stratégique pour l’approvisionnement mondial en produits pétroliers. Selon le gouvernement, les perturbations observées dans les chaînes d’approvisionnement auraient eu des répercussions directes sur la distribution du carburant au Congo.
Malgré ces explications, de nombreux habitants s’interrogent sur la gestion des stocks et sur la capacité des autorités à anticiper ce type de crise. Certains craignent que la situation ne se prolonge dans les prochains jours si aucune solution rapide n’est trouvée.

